Ça range les archives, ça vide les vieilleries, c’est le début du mois d’août au Rugby Club Baulois, ex Fédérale 2 de la Ligue des Pays de la Loire, aujourd’hui Régionale 2. Mais avec des sourires retrouvés et une ambition raisonnable, et plein de projets. L’apanage de la jeunesse et de l’expérience, finalement.

Vous avez retrouvé des bizarreries, des étrangetés, des pièces de musée ? Réponse du vice-président Gaël Robert: “On a retrouvé tout le système d’arrosage de l’ancien terrain! Pas de squelette du gardien du stade ou quoi que ce soit, tout va bien (rires).”

Des installations formidables qui ont accueilli l’Argentine pendant la  coupe du monde 2023, la brise marine de la ville où “on travaille en vacances”, 250 licenciés, une équipe dirigeante toute neuve mais sans expérience. Gaël, vice-président à la jambe abîmée (retour  pour le flanker espéré en janvier 2027) et Anthony Picaud, 26 ans, président et marin de marine marchande désormais à terre. Crampons aux pieds, comme Gaël, chantiers navals de Saint-Nazaire sur le CV du flanker. 

Les joueurs du Rugby Club Baulois en action lors d'un match à La Baule
Photo : Camille Dandin

Évacué le traumatisme de la relégation de Fédérale 2 à Régionale 2 (il fallait une réserve pour le Régionale 1), La Baule n’a pas recruté Boris Cyrulnik pour être résilient, il s’est remonté les manches avec le concours des anciens qui ont fait la passe aux nouveaux. 

Le 11 août, la nouvelle  équipe va aller rencontrer l’esprit léger et plein d’espoirs la mairie, l’adjoint au sport, le bureau des sports, pour se présenter. 

Président à 26 ans, est-ce que la charge n’est pas trop importante? “C’est un club de rugby qui a toutes les catégories du baby jusqu’au senior, la charge de boulot est assez conséquente et avec aussi des sujets qui n’arrivent pas non plus tous les mois comme le remplacement d’un bus, on doit aussi changer le siège social, il y aura de nouveaux alternants…”

Anthony, Marin marchand à la barre, la métaphore maritime est facile, surtout avec Gaël aux chantiers navals de Saint-Nazaire, propice aux ententes comme avec l’autre voisin, Trignac. 

Gaël attaque sa 20ème saison au club. La faute à un certain France – All Blacks 2007… :”C’était un truc de fou. On l’avait regardé en famille, et à la fin du match, “ouais c’est ça je veux faire!” donc ça passe directement par le Rugby Club Baulois.” 

Une belle force de caractère, pas mal d’humour, des anciens fidèles, et quelques ambitions raisonnables, c’est le RCB aujourd’hui: “C’est plutôt pas mal, ce matin j’ai un mec qui a joué au rugby avec moi il y a des années, il m’a appelé, il joue à Saint-Nazaire en ce moment et il me dit “La Baule, c’est pas mal, ça me plairait bien de revenir, je vois qu’il y a des gueules d’anciens qui reviennent, si t’es chaud, tu me fais une double licence?” Pas de soucis, on prend!”

Aujourd’hui 250 licenciés, une école de rugby qui marche bien, belle qualité, labellisée une étoile, la première année que chaque section aura deux éducateurs, U14, U16 et U19. Et puis l’entente avec Saint-Nazaire a porté ses fruits: quatre équipes qualifiées, quatre équipes championnes de Ligue, chapeau, de bon augure pour la suite. 

Regroupement des joueurs du Rugby Club Baulois lors d'un match
Photo : Camille Dandin

Cette suite, c’est la réunion en mairie le 11 août, la reprise de l’entraînement le 26 août avec au moins une trentaine de personnes aux premiers entraînements des séniors avec le retour du pilier gauche “Eliott le voyageur” (Dublin et Nouvelle-Zélande). Ensuite, il y aura un stage cohésion le 13 septembre mais pas de match amical.  

Le budget? 120 000 euros, exercice positif, plus de remboursements, sain.