En décembre 2009, il disputait le tournoi de Dubaï à 7 avec la Tunisie, face à l’Angleterre, l’Écosse, l’Argentine, le pays de Galles et la France, battue de cinq points seulement, 26-21. En juillet 2017, il entrait à la 67e minute d’une victoire tunisienne au Zimbabwe, 31-23. Aujourd’hui, Hamza Mbarki est licencié à Trignac, en Fédérale 3, après un passage par Saint-Hilaire-de-Riez et La Baule. Il est arrivé en France en 2018 avec un CV envoyé un peu partout et une idée en tête : jouer ici. La sécurité, ça le connaît, et ça ne lui enlève pas le sourire.

Crédit : Shoot LO photographe

Vous êtes licencié à Trignac (Pays de la Loire, Fédérale 3) depuis combien de temps ?

Depuis 2020, ça fait sept saisons désormais. Avant, je suis arrivé à Saint-Hilaire-de-Riez. Le plus haut niveau auquel j’ai évolué en France, c’est la Fédérale 2, à La Baule.

Combien de sélections comptez-vous pour la Tunisie ?

Combien ? J’ai fait beaucoup de rugby à 7, beaucoup de matchs internationaux à 15, beaucoup. Je ne peux pas dire !

Vous souvenez-vous de votre première sélection ? Du premier maillot ? Du premier hymne national ?

Oui, en 2008, en juniors. Depuis 2008, je suis en sélection, c’est génial.

Comment Hamza est-il arrivé au rugby ? Et comment est-il venu jouer dans l’Ouest de la France ?

J’ai joué en Tunisie, c’était mon rêve de venir jouer en France. J’ai envoyé mon CV un peu partout en France, ça m’a tenté. Le club de Saint-Hilaire-de-Riez m’a contacté en 2018, il évoluait en Honneur à l’époque.

C’est indiscret de vous demander votre taille et votre poids ?

103 kilos aujourd’hui, 1,76 mètre.

Avez-vous un souvenir marquant en sélection ? D’avoir croisé des stars ? D’avoir disputé des rencontres de haut niveau ?

Oui, Virimi Vakatawa, lors des étapes IRB du circuit mondial à 7. J’ai aussi disputé un match de barrage pour la qualification à la Coupe du monde 2011 contre la Roumanie, c’était fin 2010.

Vous jouiez pour quel club quand vous étiez en Tunisie ?

J’ai commencé au RCT, le Rugby Club de Tunis, puis j’ai joué pour l’Espérance de Tunis, et puis il y a eu le club de mon quartier, le RCET, le Rugby Club Ettahri, juste à côté de chez moi, jusqu’à ce que j’arrive en France. J’étais entraîneur de jeunes là-bas, j’ai joué avec eux, j’étais entraîneur des catégories cadets et minimes, comme éducateur sportif. Après, j’ai entraîné une saison les seniors et je suis venu en France.

Pourquoi avez-vous joué au rugby en Tunisie ? Les amis ? La famille ?

Ce sont mes amis, un camarade de classe. J’avais douze ans. Vu que j’ai le profil de rugbyman, il m’a dit : « Est-ce que tu veux venir faire du rugby ? » J’ai dit : « C’est quoi, le rugby ? » Ce n’était pas connu en Tunisie. Je pensais que c’était le football américain, avec le casque et les épaulettes ! Il m’a dit : « Non, ça, c’est le football américain, c’est un autre jeu, le ballon, c’est comme un melon ! » Quand je suis parti faire ma première séance, j’ai été hameçonné. J’étais lutteur à la base. Du coup, j’ai fait une première séance de rugby, je me suis attaché.

Aujourd’hui, le rugby en Tunisie, ça bouge ? Ça monte ? Ça a besoin d’être un peu secoué ?

On a quand même fait un palmarès au rugby tunisien, en rugby à 15 et au 7, depuis 2009. En rugby à 15, on était à un coup de pouce d’aller à la Coupe du monde 2011.

Pourquoi aimez-vous le rugby ?

Le respect, les valeurs du rugby, c’est connu en Tunisie. En France, tu peux apporter des choses quand tu as l’expérience de jouer à l’étranger, ça donne les bonnes images du rugbyman.

À 36 ans, vous repartez pour une dernière saison internationale ?

Oui, je pense, normalement on a la Coupe d’Afrique des nations. Normalement, on a un stage, 36 joueurs, le sélectionneur va prendre 24 ou 25 joueurs.

Trignac est un club qui a des vertus et des valeurs de combat. Ça vous convient très bien.

C’est plutôt familial, c’est une équipe qui a une histoire.