Le championnat commence samedi. Pour le Racing 92, il commencera sans son ailier, et pour cinq journées.

Le geste remonte au 21 août, lors d’un match de préparation perdu 38-31 à Brive. Exclu à la 31e minute pour un coup de pied porté à un adversaire, Wame Naituvi a vu son dossier examiné par la commission de discipline de la Ligue, qui a rendu sa décision mardi.

Neuf semaines encourues, cinq retenues

Le mécanisme de la sanction mérite d’être détaillé, parce qu’il montre comment le barème s’applique. La commission a retenu le degré médian de gravité, correspondant à huit semaines de suspension. Le casier disciplinaire du joueur, qui compte huit cartons jaunes et deux rouges depuis ses débuts professionnels à Mont-de-Marsan en 2017, a entraîné l’ajout d’une semaine supplémentaire, portant la sanction envisagée à neuf semaines.

C’est la reconnaissance de culpabilité et les remords exprimés par le joueur qui ont permis de ramener la peine à cinq semaines, dans une proposition acceptée par le club.

Cinq journées, et un calendrier chargé

L’absence tombe mal. Naituvi manquera les réceptions et déplacements face à Bordeaux-Bègles, Lyon, La Rochelle, Bayonne et Perpignan, avant un retour possible à Toulon les 10 ou 11 octobre.

Le Racing, demi-finaliste du dernier Top 14, se prive donc d’un finisseur régulier sur le premier bloc de la saison. Notre base lui attribue 40 essais en 84 matchs de Pro D2 avec Mont-de-Marsan, puis 13 essais en 32 rencontres de Top 14 depuis son arrivée en Île-de-France à l’été 2023, soit 58 essais en 125 feuilles de match toutes compétitions confondues.

Le Fidjien de 30 ans, qui n’a jamais été sélectionné avec les Flying Fijians, a prolongé son contrat avec le Racing jusqu’en 2028.

Une procédure qui va changer

Ce dossier est l’un des derniers traités selon l’ancienne organisation. La Ligue a annoncé lundi une procédure accélérée applicable dès cette saison en Top 14 et en Pro D2 : les audiences, jusqu’ici fixées au mercredi suivant la rencontre, seront avancées, et la commission pourra désormais requalifier un carton rouge si elle estime que la situation de jeu ne le justifiait pas.

L’objectif affiché par Emmanuel Eschalier est le même que pour les mesures touchant au jeu : accélérer, et éviter qu’un joueur reste suspendu dix jours dans l’attente de son audience.