Hugo Ndiaye a ouvert la série jeudi soir à Colomiers, exclu à la 21e minute pour un choc d’épaule sur la tête de Richard Hardwick. Dorian Laborde a suivi vendredi à Oyonnax, à la 49e. Puis Raffaele Costa Storti à Sapiac, à la 57e, pour un contact dangereux sur Baptiste Mouchous en l’air. Et enfin Patelesio Fatuloa Tomkinson, centre agenais, à la 66e contre Brive.

Quatre exclusions et dix-huit cartons jaunes sur huit rencontres. Le relevé de la Ligue ajoute le chiffre qui va avec : 202 pénalités concédées sur la journée, soit 12,6 par équipe.

Agen a tout concentré

Le Lot-et-Garonne a pris cinq cartons à lui seul. Quatre jaunes, pour Craig Willis (19e), Julien Lebian (39e), Valentin Gayraud (40e) et Kolinio Ramoka (60e), puis le rouge de Tomkinson. Le jaune de Gayraud, juste avant la pause, s’est accompagné d’un essai de pénalité qui a envoyé Brive aux vestiaires sur un 23-0.

Agen a concédé dix-neuf pénalités, Brive sept. Ce sont les deux extrêmes des seize équipes de la journée, et elles se faisaient face : l’équipe la plus pénalisée recevait la moins pénalisée.

Le reste du relevé dit la même chose autrement. Agen a réussi 169 plaquages, Brive 118. Les deux plus gros plaqueurs de la journée, Santiago Socino et Hans Lombard-Buret, portent le même maillot. Agen a terminé à 46 % de possession et 31 % d’occupation. « On n’a pas vu le ballon », résumait Mauricio Reggiardo après la rencontre.

Provence gagne à treize, Grenoble perd à treize

Deux équipes ont fini la soirée en infériorité, avec des issues opposées.

Provence Rugby a joué près d’une heure à quatorze après le rouge de Ndiaye, puis les dix dernières minutes à treize après le jaune de Caleb Muntz. Le club aixois s’est quand même imposé 18 à 13 à Michel-Bendichou. Colomiers a perdu onze touches et n’a pas su convertir sa supériorité numérique.

Philippe Saint-André a décrit le coût réel de cette exclusion précoce : « Avec un carton rouge aussi tôt, on a été obligé de faire entrer Albert, et de le faire ressortir pour la mêlée. Alors qu’il devait disputer les 35, 40 dernières minutes. Ça a changé pas mal nos plans. »

Grenoble a suivi le chemin inverse. Le FCG menait 14-0 après quatorze minutes. Il était mené 20-14 quand Costa Storti est parti, a terminé à treize et n’a sauvé qu’un bonus défensif à la 80e, sur une pénalité d’Alary.

Biarritz a connu le même basculement à Oyonnax. Le BO était à 28-25 à un quart d’heure de la fin. Après l’exclusion de Laborde, il a encaissé la fin de match et laissé filer le bonus offensif à son adversaire (47-25).

Cent points à Aurillac

La journée a produit 455 points et 54 essais. Aurillac-Dax en a fourni le quart à lui seul : 65-35, cent points, neuf essais aurillacois. À l’autre bout, Béziers est reparti de Nice sans marquer le moindre essai (43-6).

Chez les individuels, Jake Strachan a inscrit 20 points pour Aurillac, Shaun Reynolds 19 pour Nevers. Dorian Marco-Pena a signé le seul triplé de la journée, pour Valence-Romans. Benjamin Botica a réussi trois franchissements, Lucas Martins quatre offloads.

Six des huit rencontres sont revenues à l’équipe qui recevait. Seuls Provence Rugby, à Colomiers, et Brive, à Agen, se sont imposés au dehors.

Quatre équipes toujours invaincues

Brive, Montauban, Oyonnax et Provence Rugby sortent des deux premières journées avec deux victoires. Toutes les quatre ont gagné une fois chez elles et une fois au dehors, ce qui les départage mal. Philippe Saint-André relevait jeudi soir que son club aixois comptait neuf points, contre deux au même stade la saison passée.

Narbonne a signé le fait de la soirée au classement : sa première victoire en Pro D2 depuis plus de quatre ans, arrachée sur la sirène contre Nevers (28-26), sur un essai de Naël Souid, deuxième du match pour lui.