Quand un bouclier se balade, il ne faut pas s’étonner : il va vite. Même — et surtout — à La Baule, au 106, l’hôtel-café des sports tenu par Emmanuel et son fils Raphaël. Chronique d’une belle promenade.

Photo : Laurent Depret

« Ici, c’est un peu la Bretagne »

« Ici, c’est un peu la Bretagne », s’amuse le vice-président du Rugby Club de Vannes « association », tenancier de lieux festifs à La Baule, en Loire-Atlantique. Ce midi-là, la station balnéaire prend des airs de Golfe du Morbihan.

26 kilos de bois et de métal

Midi. Un improbable équipage débarque d’un SUV allemand : un petit costaud, Dave Cherry, talonneur international écossais, et Thomas Geffré, plus de deux mètres à lui tout seul. Les deux hommes sortent le trophée de la saison, le Bouclier de Pro D2 — 26 kilos de bois et de métal — sous les yeux ébahis des touristes et des aficionados des Vannetais, champions de Pro D2 et de retour dans le Top 14.

Des étoiles plein les yeux

Le moment est aussi impromptu que réjouissant : les enfants ont des étoiles plein les yeux, les parents multiplient selfies et autographes. Toulouse, c’est « on vient, on gagne et on s’en va ». Vannes, c’est « on gagne, on vient et on reste ». Bravo.

Ne pas finir comme Montauban

Reste plus qu’à le ramener entier à Vannes… et à ne pas se le faire chiper en route. L’an dernier, l’US Montauban a appris à ses dépens qu’un bouclier, ça se surveille : le trophée avait disparu lors d’une foire agricole. Une seule consigne pour le retour, donc : garder un œil sur les 26 kilos.