C’est le troisième et dernier acte de la tournée estivale. Samedi 18 juillet, au Japan National Stadium de Tokyo, le XV de France termine sa première fenêtre du Championnat des Nations face au Japon (coup d’envoi à 10h40, heure française, sur TF1). Après une défaite bonifiée en Nouvelle-Zélande et un succès de référence en Australie, les Bleus de Fabien Galthié n’ont plus qu’un objectif : gagner, si possible avec le bonus offensif, pour aller chercher la tête de l’hémisphère Nord.
C’est le troisième et dernier acte de la tournée estivale. Samedi 18 juillet, au Japan National Stadium de Tokyo, le XV de France termine sa première fenêtre du Championnat des Nations face au Japon (coup d’envoi à 10h40, heure française, sur TF1). Après une défaite bonifiée en Nouvelle-Zélande et un succès de référence en Australie, les Bleus de Fabien Galthié n’ont plus qu’un objectif : gagner, si possible avec le bonus offensif, pour aller chercher la tête de l’hémisphère Nord. Mais entre la chaleur, l’humidité et un adversaire qui monte, rien ne sera donné.
Un enjeu comptable très clair
La feuille de route est limpide. Quatrième du classement à l’entame de cette journée, le XV de France peut basculer en tête de la poule Nord à condition de s’imposer à Tokyo. Le scénario idéal se joue à deux endroits : une victoire française d’un côté, une défaite de l’Irlande à Eden Park face à la Nouvelle-Zélande de l’autre. Le Trèfle, leader, y sera dans le même temps l’invité des All Blacks, qui restent sur une longue série de succès à domicile face aux Irlandais. Un concours de circonstances favorable placerait les Bleus en position idéale avant la phase retour de novembre, disputée cette fois en Europe.
Ntamack et Jalibert, l’association reconduite
Fabien Galthié a fait le choix de la continuité derrière. Le duo Romain Ntamack–Matthieu Jalibert, aligné face à l’Australie avec le Toulousain en numéro dix et le Bordelais en quinze, est reconduit. Une association à double détente qui a fait planer une menace constante sur la défense des Wallabies en interchangeant les rôles. En troisième ligne, Alexandre Roumat retrouve le maillot bleu pour la première fois depuis le Tournoi 2025, appelé à la faveur du forfait de Joshua Brennan, touché lors de la finale du Top 14. Maxime Lucu conserve le brassard de capitaine.
Le piège climatique
C’est peut-être le principal adversaire des Bleus. Une forte chaleur et surtout une très forte humidité sont attendues à Tokyo. « C’est très prenant », a reconnu Maxime Lucu en conférence de presse, évoquant des séances de la semaine marquées par de nombreux ballons tombés. Le staff a d’ailleurs beaucoup travaillé à partir du match Japon–Italie pour anticiper. Le précédent de 2022, une victoire poussive au même endroit (15-20), rappelle que les conditions locales peuvent gommer une partie de l’écart théorique.
Un Japon relancé sous Eddie Jones
Le Japon d’Eddie Jones n’est pas à prendre à la légère. Les Brave Blossoms ont nettement dominé l’Italie lors de leur premier match avant de céder face à l’Irlande sans démériter. Fin connaisseur du rugby français, Jones entretient une relation de longue date avec Fabien Galthié, dont il dit s’inspirer depuis plus de vingt ans. De quoi ajouter une dimension tactique à ce duel entre deux sélectionneurs qui se lisent mutuellement.
O’Keeffe, les retrouvailles
La rencontre sera dirigée par Ben O’Keeffe. L’arbitre néo-zélandais n’avait plus officié sur un match des Bleus depuis le quart de finale de la Coupe du monde 2023 perdu face à l’Afrique du Sud, aux décisions contestées. Interrogé sur ces retrouvailles, Fabien Galthié a manié l’ironie : « Je n’y avais même pas pensé (…) je n’ai aucun problème avec Ben O’Keeffe », a-t-il glissé en conférence de presse.
Favoris, mais prévenus
Sur le papier, les Bleus partent avec les faveurs du pronostic. La dynamique plaide pour eux : un succès de référence en Australie, une défaite seulement accrochée en Nouvelle-Zélande, face à un Japon qui a certes dominé l’Italie mais cédé devant l’Irlande. L’écart de densité existe. Reste que le seul précédent récent à Tokyo, ce laborieux 15-20 de 2022, invite à la prudence : dans la moiteur japonaise, un début de match manqué peut suffire à installer le doute. La vraie question n’est pas de savoir si la France peut gagner, mais si elle le fera avec le bonus offensif qui peut tout changer au classement.


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