La victoire ne lui a pas fait tout oublier. Au lendemain du large succès du XV de France en Australie (42-26), Fabien Galthié a pointé du doigt les incohérences d'organisation de ce tout jeune Championnat des Nations. Un « bémol » qu'il n'a pas voulu taire.

« Pourquoi l’Irlande joue le Japon ici ? »

Le sélectionneur du XV de France n’a pas mâché ses mots. Après la victoire de ses joueurs sur l’Australie, Fabien Galthié a dénoncé des « arrangements » trop fréquents à ses yeux dans le monde du rugby, en prenant l’exemple direct de cette compétition. « Le seul bémol dans cette compétition, c’est pourquoi l’Irlande joue le Japon ici », a-t-il lancé, selon des propos rapportés par franceinfo.

En clair : l’Irlande a eu le droit d’affronter le Japon en Australie, sur un terrain neutre, quand la France, elle, devra se déplacer jusqu’à Tokyo pour jouer ces mêmes Japonais, le 18 juillet, au terme d’un voyage de plusieurs milliers de kilomètres.

Un calendrier à géométrie variable

Ce n’est pas le seul déséquilibre relevé par le staff tricolore. Galthié a aussi regretté que les Fidji soient contraintes de disputer leurs matchs « à domicile » en Europe, loin de leurs îles et de leur public. De quoi interroger sur l’équité sportive d’une compétition censée opposer les meilleures nations des deux hémisphères dans des conditions comparables.

Ces déséquilibres de lieux et de déplacements posent une vraie question à un an de la Coupe du monde 2027 : dans une épreuve où chaque point compte pour le classement, tous les participants ne semblent pas logés à la même enseigne.

Une compétition encore à roder

Née cette saison, le Championnat des Nations se déroule en deux temps : une phase aller cet été dans l’hémisphère Sud, puis une phase retour à l’automne, avant des finales prévues à Twickenham. La France, provisoirement en tête de son groupe de l’hémisphère Nord avec sept points, recevra notamment les Fidji, l’Afrique du Sud et l’Argentine en novembre.

Mais avant cela, il reste ce déplacement à Tokyo, samedi prochain, pour boucler la tournée estivale. Un dernier rendez-vous que les Bleus aborderont avec, en tête, cette impression d’iniquité que leur sélectionneur a tenu à faire savoir.