Il avait annoncé sa retraite, pour la deuxième fois de sa carrière. Et puis non. À 40 ans, Benjamin Urdapilleta a décidé de poursuivre l'aventure avec l'USAP une saison de plus. Retour sur le parcours d'un ouvreur hors du temps.
Une retraite annoncée, puis rangée au placard
Le feuilleton de l’été catalan est terminé. Benjamin Urdapilleta, arrivé en cours de saison pour aider Perpignan à sauver sa place dans l’élite, avait annoncé raccrocher les crampons après le barrage d’accession remporté contre Provence Rugby (24-47) à la mi-juin. Direction l’Argentine et une reconversion d’agent de joueurs, expliquait-il alors.
Sauf que l’ouvreur avait laissé une porte entrouverte sur ses réseaux sociaux. Elle vient de s’ouvrir en grand : à 40 ans, l’Argentin rempile une saison de plus avec l’USAP. Une deuxième retraite reportée, après une première fausse sortie déjà consommée par le passé.
Un buteur d’exception
Derrière l’anecdote se cache l’un des grands buteurs étrangers du rugby français de ces quinze dernières années. À un poste où la longévité est rare, l’ouvreur argentin a construit sa réputation à la régularité : un sang-froid rare face aux perches et une science du jeu au pied qui, saison après saison, ont fait basculer d’innombrables rencontres.
De Castres à Perpignan, seize saisons françaises
Sa carrière est un tour de France des places fortes de l’ovalie : Castres, où il s’est imposé comme l’un des meilleurs ouvreurs du championnat, Oyonnax, Clermont, un passage par le Stade Toulousain, avant ce dernier chapitre à Perpignan. À chaque étape, la même maîtrise et la même longévité.
International argentin, passé par le Pampas XV avant de traverser l’Atlantique, il aura marqué le Top 14 comme peu de joueurs étrangers l’ont fait à l’ouverture.
Une dernière danse à 40 ans
À un âge où la plupart des joueurs ont raccroché depuis longtemps, Urdapilleta va donc rempiler pour une saison supplémentaire en Catalogne. Une dernière danse, en attendant, peut-être, une troisième annonce de retraite. Avec lui, on a appris à ne plus jurer de rien.


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