Boulimique de rugby ? Certainement. Investi et entraînant ? Assurément. Erwan Le Coadou, une vie de rugby. Breton, forcément breton.

Un parcours entre passion et engagement professionnel

Erwan commence à chercher ses premiers postes professionnels dans le secteur de l’animation et déménage dans le Finistère. C’est l’amour qui le fait venir dans le Morbihan : « J’ai rejoint mon amoureuse en octobre 2024, et du coup, cette saison, je me suis complètement investi dans le club de Rhuys et toujours investi dans celui de Douarnenez. » Entraîneur, joueur (deuxième ligne), arbitre mais aussi directeur du centre de loisirs et à l’origine du projet de colonie de vacances du club de Douarnenez, il assure aussi l’accompagnement dans le service civique !

Le regard sur le dynamisme breton

Domicilié à Sarzeau, presqu’île de Rhuys, Golfe du Morbihan, Erwan est conscient du dynamisme du rugby en Bretagne en général et dans le Morbihan en particulier : « De nombreux clubs se développent depuis une dizaine d’années, ils se structurent vraiment fortement. Le RC Vannes n’est pas étranger à tout ça depuis que leur politique est passée de « construire, absorber et phagocyter beaucoup de joueurs », à une politique de soutien des clubs qu’il y a autour. C’est-à-dire que les jeunes restent licenciés dans les clubs d’où ils sont issus et sont en double licence avec le RCV. »

Préserver le vivier des petits clubs

On connaît la problématique inhérente aux U14, U16, voire aux U19 : cela permet de ne pas « déshabiller » les petits clubs et c’est plutôt intelligemment mené. Erwan à la relance : « Je le dis d’autant plus que je trouve que ce n’était pas leur politique initiale qui était plutôt destructrice pour les petits clubs autour. » Erwan, c’est Douarnenez ou Rhuys. « Mon club de cœur, sourit l’intéressé, dans lequel j’ai le plus évolué et dans lequel j’ai été le plus investi, ça reste Douarnenez. Rhuys m’a accueilli les bras ouverts il y a un an et demi et je suis très heureux d’y évoluer. » Finalement, la seule fonction que n’a pas (encore ?) occupée le pluriactif, c’est celle de président.

L’investissement dans les instances régionales

Et puis il y a la Ligue de Bretagne : « Je suis toujours officiellement chargé de la commission régionale Jeunes, même si ça s’est beaucoup calmé. Du coup, je n’ai jamais siégé au Comité 56. Réflexion sur les problématiques des jeunes mais aussi les axes de développement du rugby féminin, intéressant. » Et le développement du rugby breton ? Le niveau monte, 17 jeunes étaient à Fréjus pour un passage en revue des élites nationales jeunes : seule l’UBB a fourni plus de joueurs que Vannes ! Quand on voit le parcours de Nolan Le Garrec, Jean Cotarmanac’h, Enzo Benmegal, de Lénaïg Corson, Sandrine Agricole…

Un rugby national en bonne santé

Et comment juge-t-il l’état du rugby national ? « On se retrouve à avoir quand même de plus en plus de licenciés, un rugby qui va bien. Et même si on a des histoires de famille, comme il peut y en avoir dans toutes les familles, je pense que de manière générale, on peut toujours aller clairement dans des écoles proposer des ateliers rugby. Ce sera toujours bien perçu. »