Hervé Padioleau, né le 1er mai 1953, bientôt 73 ans à l’âge d’avoir eu plusieurs vies et c’est loin d’être fini. Alphonse Allais a dit : « J’ai pris la décision de vivre éternellement et jusqu’à présent ça se passe bien. » Le rapport avec le rugby ? Aucun et partout !

Un itinéraire de vie hors-piste
Drôle d’itinéraire pour ce Ligérien aujourd’hui retraité (mais hyperactif) à Saumur : banquier, pisciniste « Christine Caron », passé par l’école d’agriculture de Briaste, époux d’une pharmacienne, père d’un garçon « impliqué dans le rugby baulois ». C’est tardivement qu’il découvre les joies du ballon ovale, au lycée : « On avait un professeur qui était d’Agen, on était toute une bande, on a accroché au rugby. On a même créé avec le prof de gym une équipe de rugby pour jouer en scolaire. »
Découverte tardive mais définitive, un nouveau chemin de vie. Hervé était à l’origine basketteur. Quand il se fait une sérieuse blessure au genou, c’est Philippe Vasallo, légende de l’Alsace-Bagnolet et du Nantes Basket, qui s’occupe des soins dans son cabinet situé (ça ne s’invente pas) boulevard du Massacre à Nantes.
Du « SAC » de Clisson aux dossiers de subventions
Le rugby ? « On était plusieurs à vouloir continuer après le bac, on est partis jouer à Clisson. » À quel poste ? « Je suis un peu trop petit pour mon poids. » Donc pilier. « Je suis devenu responsable d’agence du Crédit Agricole et quand il s’est agi, lors de l’assemblée générale, de trouver un trésorier, comme j’avais eu l’imprudence de m’asseoir devant, le président m’a désigné d’office trésorier du Sporting Athlétique Clissonnais, le SAC ! »
Ensuite, un destin fait de départs et de rencontres, d’amitiés fidèles. Arrivé à Saint-Herblain, il y croise son deuxième ligne de copain de Clisson. Et il rechausse les crampons, en vétéran, en équipe 2, besoin de se défouler.
La « ceinture noire de tableur Excel » au service de la Ligue
Mais alors comment se retrouve-t-il aujourd’hui à monter dossiers sur dossiers de subventions pour le compte de la Ligue des Pays de la Loire ? Simple, il est « ceinture noire de Tableur Excel ». La banque en background, commercial doué et cette formidable passion pour le rugby et le goût des autres.
Aujourd’hui, il donne un sacré coup de main à la Ligue pour des recherches de financements. Précisions de l’intéressé : « J’ai toujours été passionné par les chiffres, mon passé bancaire, avoir tenu deux magasins, la finance, ça a toujours été mon dada, j’ai toujours adoré ça. »
Le doigt dans l’engrenage, ce sont les élections 2024 à la Ligue : « Je connaissais les gars, ils m’ont dit : qu’est-ce que tu veux faire ? Je me suis aperçu qu’il y avait plein de choses à aller chercher, des sous entre autres. » Il a créé des alertes pour aller chercher des commandes de subventions. « Si je te dis qu’en tout, j’ai amené à peu près 100 000 euros, tu me diras, c’est peu. Mais si je fais ça tous les ans, je serais très content. »

Le combat pour le Rugby santé
Sinon, il est référent rugby santé et rugby adapté à la Ligue des Pays de la Loire, son autre crédo : « La santé, c’est le sport. Il faut que les gens pratiquent une activité physique, qu’ils ne restent pas assis. » Alors Hervé multiplie les sollicitations auprès de la DRAGES, de l’ARS, du comité paralympique sportif français, du conseil régional et des fondations.
Le mot de la fin ? « Que ça dure, hein ! Que ça dure le plus longtemps possible ! »

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