Sam Davies vit un véritable calvaire. Le demi d’ouverture de Grenoble peine à revenir sur les pelouses, la faute à plusieurs rechutes. Mais sur Instagram ce dimanche, le Gallois a expliqué traverser une période très difficile. Il serait en effet victime d’une infection à staphylocoque.

« Après quelques mois difficiles, mon premier soupçon a été confirmé : une infection au staphylocoque, probablement contractée sur le terrain synthétique en Provence, qui s’est propagée jusqu’à mes adducteurs avant d’atteindre l’os. L’infection a attaqué ma hanche et la zone des adducteurs avec une telle agressivité que je pouvais à peine bouger« , plante le brillant buteur du FCG.

Davies évoque ici le déplacement sur la pelouse de Provence le 8 janvier dernier. Il n’est pas revenu depuis et n’a disputé que deux rencontres cette saison. « Les longs délais de diagnostic, les séjours répétés à l’hôpital et l’absence de réponses m’ont rendu incroyablement frustré et en colère. Après avoir lutté dur pour revenir d’une luxation de l’épaule l’année dernière, vivre ça dès mon premier match en tant que titulaire m’a paru irréel« , poursuit-il.

Confirmé par l’Institut national de santé publique du Québec

Ce n’est pas tout. Le Grenoblois explique avoir perdu 6 kilos. Il dit aussi avoir vécu « la pire douleur de sa carrière« . Davies ne sait pas encore quand il reviendra sur les terrains mais reste totalement motivé et confiant pour la suite de la saison « avec ses frères ». « Même si la saison a été compliquée pour l’équipe, sur et en dehors du terrain, je reste convaincu que ce groupe retrouvera bientôt le niveau de compétition que nous visons. J’ai hâte d’enfiler à nouveau ce maillot — il signifie énormément pour moi — et de représenter une fois encore le rouge et bleu de Grenoble« .

Sam Davies pointe donc du doigt le terrain synthétique de Provence. On le sait, ce type de pelouse est désormais installé dans la plupart des stades de Top 14 et de Pro D2. Moins d’entretien, moins endommagées, surfaces plus rapides… Ces pelouses synthétiques sont devenues la norme. Mais posent aussi question.

Dans un article publié par l’Institut national de santé publique du Québec, « la stérilité des fibres artificielles » est pointée du doigt. « Cette stérilité contribuerait à la prolifération de bactéries de type staphylocoque. La combinaison de chaleur, d’humidité, de sueur, de salive et de sang en situation de jeu sur le terrain artificiel augmenterait fortement les probabilités d’infection en cas de blessures ouvertes. Le gazon naturel agirait plutôt comme un « autonettoyant » et limiterait ainsi ce risque« , précise-t-il.