L’affaire de l’agression d’un journaliste au stade Jean-Alric connaît un nouveau rebondissement. La commission d’appel de la FFR a condamné le Stade Aurillacois à un match à huis clos ferme et à 10 000 euros d’amende. Le club annonce saisir le CNOSF.
Les faits remontent au 27 mars, en fin de rencontre entre Aurillac et Biarritz (24-27) en Pro D2. Alors qu’il commentait en direct la victoire biarrote, un journaliste d’ICI Pays basque avait reçu un coup au visage porté par un supporter, avant l’intervention de ses confrères et de la sécurité. Une plainte avait été déposée.
En première instance, la LNR avait condamné le club cantalien à 16 600 euros d’amende et à une suspension de terrain avec sursis, pour « troubles causés dans l’enceinte sportive ». Aurillac avait fait appel. La commission d’appel de la FFR, réunie le 25 juin, a revu l’amende à 10 000 euros mais a transformé le sursis en sanction ferme : la prochaine rencontre de championnat à domicile se jouera dans un stade Jean-Alric totalement vide.
Dans un communiqué, le président Christian Millette condamne « fermement » l’agression, tout en jugeant la décision d’appel « particulièrement injuste, disproportionnée et inadaptée », l’instruction n’ayant pas permis à ce jour d’identifier les coupables. Le club annonce saisir « dans les plus brefs délais » le CNOSF à des fins de médiation, étape préalable à tout recours devant la justice administrative.

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