Jean-Michel Bonnet, 62 ans, est un président épanoui dans son club de Clisson, Ligue des pays de la Loire. Avec ses 463 licenciés, le SAC est le deuxième club en nombre de pratiquants, juste derrière Angers.

« Toutes les catégories sont représentées, détaille le président, du baby rugby, toute l’école de rugby, les féminines, le pôle jeunes, les seniors, le loisirs… » Et si on s’amuse à calculer le rapport nombre de licenciés / nombre d’habitants, Clisson se pose comme un sacré leader de la catégorie. « C’est le club du vignoble, explique Jean-Michel Bonnet, certes la commune compte 7 800 habitants mais la communauté représente à peu près 56 000 personnes au total. »
114 ans d’histoire et une institution dans le vignoble
Un club historique, 114 ans d’âge, un nom historique du rugby dans le vignoble. Il y a forcément un oncle, un parent, un frère, une cousine qui ont joué au rugby à Clisson, c’est une sorte d’institution.

« On draine naturellement les jeunes, il y a une belle dynamique », explique le président natif de Normandie. « L’école de rugby est forte, le pôle jeunes a encore été champion régional l’année dernière. »
Un président venu de nulle part, ou presque
Le président Bonnet a un itinéraire presque aussi improbable qu’une course de Louis Bielle-Biarrey : il a joué au rugby jusqu’à l’âge de 32 ans et a dû mettre un terme à sa pratique à cause de son activité professionnelle. « Je n’ai pas joué avec Clisson, détaille le président, j’ai commencé en quatrième série à Bayeux. Puis ce sera une pratique étudiante en Lorraine, à Hagondange près de Metz, puis à Cherbourg, et enfin à Illkirch-Graffenstaden.
Le président Bonnet met alors le doigt dans l’engrenage du rugby de l’Ouest : c’est en 2011 qu’il entre au club des partenaires de Clisson, en tant que dirigeant d’une entreprise de plasturgie, puis il devient président du club des partenaires. Puis ce sera encore un peu plus d’intimité avec le club, la vice-présidence après le Covid, pendant deux saisons, puis la présidence.
Un club structuré, des bénévoles en or

Aujourd’hui, le SAC peut compter sur deux terrains d’entraînement en herbe homologués dont un pour la Fédérale, ainsi qu’un terrain synthétique de 300 m² pour les jeunes, le baby, et pour les phases de jeux statiques. Le club embauche deux salariés, un agent de développement chargé de l’école de rugby labellisée trois étoiles et du pôle jeunes, et un salarié à temps partiel chargé de la communication. Rien ne serait évidemment possible sans l’imposante équipe de bénévoles : merci et bravo aux Philippe, Jean-Paul, Céline, Stéphanie, Sam, Fifi, Ben, Zoom, Estelle au pluriel (il y en a deux), Ludo, Stéphane, Bruno, Tom, Jésus, PM, Fred, Jean…
La Fédérale 3 avec un an d’avance sur le plan
En fait, Clisson n’avait pas « l’équipe première » que méritait son potentiel, c’est chose rectifiée, les explications du président Bonnet : « On n’avait pas une équipe première au niveau du reste du club, on avait pris des mauvaises habitudes, on était plutôt une équipe où les autres venaient chercher les cinq points, c’était un petit peu désobligeant. »
Un projet sportif a été monté mais la chronologie n’a pas été respectée… : « On a monté un projet de club en 2022 après le Covid, pour accéder en Fédérale 3 en 2027. Il fallait bien former nos équipes premières. Aujourd’hui, c’est 80 % de gamins qui ont été à l’école de rugby chez nous. » C’est avec un an d’avance que le SAC s’est hissé en Fédérale 3. Chapeau.
Hellfest et rugby : le partenariat le plus rock du vignoble
Le vignoble recèle des pépites entre Cholet et Nantes. Et puis il y a le Hellfest, Clisson. Le président Bonnet s’amuse : « Le Hellfest (énorme festival mondial de rock heavy metal, NDLR), c’est un partenaire du club. On fournit l’équipe de montage des ‘crashs barrières’ avec une équipe de bénévoles du SAC de Clisson tous les ans. Ils font le montage et le démontage. Ils bossent très bien avec les sourires et quand ils ne bossent pas, ils jouent au rugby en attendant ! »

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