Avec de la casse à tous les niveaux, joueurs, joueuses, professionnels, amateurs, coaches et des blessures tant physiques que psychologiques et des dérives multiples: alcoolisme, dopage, violence sur et hors terrain, prise de drogue: le rugby n’est pas hors la société…
Dans les années 80, la notion de « risque acceptable » a disparu du code des assurances des fédérations sportives. Les procédures ont explosé, le prix des licences/assurances aussi. Les grands blessés du rugby pouvaient bénéficier du soutien de la Fondation Ferrasse (du nom d’un ancien président emblématique de la FFR) mais cela est rapidement devenu insuffisant. Le rugby a gagné en popularité pour arriver aujourd’hui à devenir le deuxième sport préféré des français.
Mais le rugby se défend, lutte, combat, accompagne. Un sport de valeurs mais qui expose à des risques sérieux : physiques (traumatismes, commotions), mentaux (pression, dépression, burn-out), sociaux (addictions, violence)…
Ces dernières années, la prise de conscience a progressé, plus de prévention, de suivis médicaux et des règles qui sont adaptées.
Les « bons Samaritains » du rugby
Les « bons Samaritains » existent: Raphaël Poulain (« quand j’étais superman » et ses conférences/informations), « Colosse aux pieds d’argile », les actions de Provale (promotion des doubles projets), de la LNR et de la FFR (dépistage des commotions, adaptation des règles et nouveaux matériels comme les protège-dents connectés, médecins indépendants sur les matchs…), lutte anti-dopage, actions des clubs, comités, ligues (lutte et prévention des violences, webinaires, conférences de sensibilisation), commissions de discipline…
Un sport de combat qui se protège
Le rugby reste un sport de combat avec ce constat: 25% des joueurs se blessent au moins une fois par an… Un des sports les plus accidentogènes mais qui met en place des moyens de prévention: mieux protéger les amateurs, suivre au plus près les pros et lutter contre cette culture de la sous-estimation des symptômes au nom de la fierté inhérente à la pratique multiséculaire de ce drôle de sport. Et lutter contre une culture pseudo festive, la troisième mi-temps, essentielle mais génératrice de trop de drames. À court et long terme.

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