De la Vendée à la Sarthe, en passant par la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Mayenne, la Ligue des Pays de la Loire pèse 11 000 licenciés et une soixantaine de clubs. Un territoire vaste, pas simple à animer. Au sortir d’une saison réussie sportivement comme structurellement, son président Hugues Meillereux revient sur les motifs de satisfaction et trace les priorités à venir, à commencer par le développement du rugby féminin et l’élargissement du vivier de jeunes pratiquants.
Une saison aboutie, sportivement et structurellement
La saison ligérienne s’est « vraiment bien déroulée », résume Hugues Meillereux. Les finales régionales ont offert un niveau de jeu relevé, chez les seniors comme chez les jeunes, garçons et filles confondus.
Sur le plan national, les parcours ont été un cran en dessous de l’exercice précédent, mais plusieurs clubs sont allés loin. Le Stade Nantais et le SCO d’Angers ont atteint la finale en catégorie U16. Les seniors du SCO ont, eux, échoué de peu lors du match retour pour la montée en Fédérale 2. Les U14 de La Roche-sur-Yon et de Fontenay-le-Comte ont également signé un beau parcours en phases finales du challenge fédéral, disputées en Alsace.
« De beaux parcours en tout cas qui présagent un bel avenir pour nos clubs ligériens et surtout pour nos jeunes », se félicite le président.
Le Stade Nantais en tête de convoi, mais pas seul
Pensionnaire de Nationale 2, le Stade Nantais fait figure de locomotive. Le président préfère toutefois parler au pluriel : « Sur un gros convoi ferroviaire, il en faut plusieurs si on veut tirer convenablement tous les wagons. »
Aux côtés de Nantes, il cite La Roche-sur-Yon, les Sables-d’Olonne, le RCM, le SCO d’Angers et Saint-Nazaire, ainsi que tous les clubs engagés dans le projet élite jeune, de la Régionale 3 à la Nationale 2. La Ligue s’appuie aussi sur des partenariats inter-régions : échanges avec la Bretagne (Rennes viendra s’entraîner à Nantes en pré-saison) et organisation de compétitions communes avec le Centre-Val de Loire, notamment chez les féminines.
Le rugby féminin érigé en priorité
Élue pôle espoir rugby féminin par la FFR, la Ligue veut désormais structurer chez les filles ce qui existe déjà chez les garçons. « Notre objectif, c’est vraiment, à l’instar des garçons, de mettre en place le même dispositif pour nos jeunes filles. C’est une priorité pour la ligue », insiste Hugues Meillereux, qui espère ouvrir de nouveaux CEL, y compris féminins, et développer l’attrait de la formation et du rugby scolaire.
Des effectifs stables, un cap clair
Côté licences, le nombre de pratiquants reste constant : « On n’en a pas perdu, on n’en a pas gagné non plus. » La balance penche toutefois du bon côté chez les féminines, en hausse, et la Ligue enregistre un club supplémentaire avec l’ARF 72, structure exclusivement féminine.
Le développement passera moins par la création de clubs que par le maillage d’antennes, à l’image des trois clubs de la Mayenne, cités en exemple pour leur hausse de licenciés. « L’idée, c’est de capter des jeunes qui ne se seraient pas déplacés pour X ou Y raisons. Ces « antennes satellites » permettent de capter une nouvelle population de pratiquants chez les jeunes notamment », conclut le président.

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