Le rendez-vous a des allures de test grandeur nature. Samedi 4 juillet à Christchurch, le XV de France ouvre la première édition du Championnat des Nations en affrontant les All Blacks chez eux. Doubles vainqueurs du dernier Tournoi des 6 Nations, les Bleus n’ont plus gagné en Nouvelle-Zélande depuis 2009.
Un groupe rajeuni, sans les finalistes du Top 14
Le premier match arrive seulement sept jours après la finale du Top 14. Résultat, les neuf finalistes appelés en renfort, de Romain Ntamack à Alexandre Roumat, ne disputeront pas ce choc ; ils pourront en revanche être alignés contre l’Australie le 11 juillet, puis face au Japon le 18. Le talonneur toulousain Peato Mauvaka, que le staff espérait glisser sur le banc, ne sera finalement pas en mesure de jouer. Antoine Dupont, blessé, est forfait pour toute la tournée.
Huit Bordelais, les retours de Penaud et Poirot
Fabien Galthié a bâti un XV à forte coloration bordelaise, avec huit joueurs de l’UBB au coup d’envoi. La charnière est 100 % bordelo-béglaise : Maxime Lucu, désigné capitaine, est associé à Matthieu Jalibert à l’ouverture. Devant, la troisième ligne s’appuie sur Pierre Bochaton et Oscar Jégou, avec le jeune Marko Gazzotti (21 ans) au numéro 8.
Deux retours marquants animent cette feuille de match. En pointe, l’ailier Damian Penaud, meilleur marqueur d’essais de l’histoire des Bleus, réapparaît après son absence lors du Tournoi. En première ligne, le pilier gauche Jefferson Poirot retrouve le maillot bleu six ans après avoir mis un terme à sa carrière internationale, aux côtés du talonneur Maxime Lamothe et du droitier Demba Bamba. Au centre, Fabien Brau-Boirie accompagne Yoram Moefana.
« La meilleure équipe de France du moment »
Fabien Galthié n’a pas éludé le contexte au moment de présenter ses 23 joueurs. « Ce n’est pas une équipe de France, puisqu’on n’a que quatre titulaires du dernier Tournoi, mais c’est la meilleure équipe de France du moment », a lancé le sélectionneur.
Un banc resserré en 5-3
Autre choix notable, le staff abandonne le traditionnel banc en 6-2 (six avants, deux arrières) au profit d’un 5-3 plus classique. Faute d’un spécialiste de la touche en deuxième ligne pour la réserve, Fabien Galthié mise sur la polyvalence de Mickaël Guillard, « capable de couvrir trois postes », et sur le sauteur Killian Tixeront.
La feuille de match
France. 15. Max Spring ; 14. Damian Penaud, 13. Fabien Brau-Boirie, 12. Yoram Moefana, 11. Théo Attissogbe ; 10. Matthieu Jalibert, 9. Maxime Lucu (cap.) ; 8. Marko Gazzotti, 7. Oscar Jégou, 6. Pierre Bochaton ; 5. Tom Staniforth, 4. Hugo Auradou ; 3. Demba Bamba, 2. Maxime Lamothe, 1. Jefferson Poirot.
Remplaçants : Barnabé Massa, Reda Wardi, Régis Montagne, Mickaël Guillard, Killian Tixeront, Nolann Le Garrec, Antoine Hastoy, Nicolas Depoortere.
Nouvelle-Zélande. 15. Damian McKenzie ; 14. Will Jordan, 13. Quinn Tupaea, 12. Jordie Barrett, 11. Caleb Clarke ; 10. Ruben Love, 9. Cam Roigard ; 8. Ardie Savea (cap.), 7. Luke Jacobson, 6. Peter Lakai ; 5. Sam Darry, 4. Josh Lord ; 3. Fletcher Newell, 2. Codie Taylor, 1. Ethan de Groot.
Remplaçants : Asafo Aumua, Xavier Numia, Tyrel Lomax, Patrick Tuipulotu, Wallace Sititi, Cortez Ratima, Billy Proctor, Fehi Fineanganofo.
Coup d’envoi samedi 4 juillet à 9h10 (heure française), au One NZ Stadium de Christchurch, en direct sur TF1.
Dix-sept ans d’attente
L’enjeu dépasse le simple match d’ouverture. Balayés lors des trois tests de la tournée 2025, les Bleus n’ont plus signé le moindre succès en Nouvelle-Zélande depuis 2009. « On s’est bien entraînés pour faire une très bonne performance », a promis Yoram Moefana, natif de Wallis et biberonné au culte des All Blacks.

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