Quadruple champion de France en titre, le Stade Toulousain a égalé la génération dorée des années 1990. Pour la dépasser, le club a fait un choix tranché cet été : ne presque rien changer. Un pari qui se lit dans chaque ligne de son mercato.
Un mercato réduit à l’essentiel
Tommaso Menoncello est l’unique recrue extérieure du groupe professionnel. Le centre international italien arrive de Trévise, où il a disputé dix matchs d’URC, tous comme titulaire, la saison passée, en plus de ses cinq titularisations avec l’Italie lors du dernier Tournoi. Les deux autres nouveautés sont des visages connus : Malachi Hawkes, de retour de prêt de Provence Rugby en première ligne, et Valentin Delpy, revenu de Colomiers à l’ouverture après une saison pleine en Pro D2 (20 matchs, 18 titularisations, 203 points). Chez les espoirs, seul l’ouvreur Bixintxo Daguerre (Bayonne) rejoint la filière.
| Arrivée | Provenance | Matchs 2025-26 | Titularisations | Essais |
|---|---|---|---|---|
| Tommaso Menoncello | Benetton Trévise (URC) | 10 | 10 | 1 |
| Valentin Delpy | Colomiers (Pro D2, retour de prêt) | 20 | 18 | 2 |
| Malachi Hawkes | Provence Rugby (Pro D2, retour de prêt) | 16 | 8 | 0 |
Des départs qui pèsent plus qu’il n’y paraît
Le volume est modeste, sept départs professionnels, mais le temps de jeu cédé est réel. Paul Costes, parti au Racing 92, avait été titularisé douze fois en quatorze apparitions de Top 14 la saison passée. Dimitri Delibes, désormais à Montpellier, avait inscrit six essais en douze matchs. Naoto Saito, le relais d’Antoine Dupont à la mêlée, avait disputé quatorze rencontres avant de rentrer au Japon, aux Tokyo Sungoliath. Le cas Guillaume Cramont interpelle davantage : prêté à Bayonne, le talonneur sortait pourtant d’un exercice à quinze matchs et sept essais. Les prêts de Luciano Richardis (Agen) et Lucas Vignères (Colomiers) suivent une autre logique, celle du temps de jeu pour la génération montante, tandis que Thomas Alary (une seule apparition) rejoint Grenoble.
| Départ | Destination | Matchs Top 14 2025-26 | Titularisations | Essais |
|---|---|---|---|---|
| Guillaume Cramont | Bayonne (prêt) | 15 | 7 | 7 |
| Paul Costes | Racing 92 | 14 | 12 | 3 |
| Naoto Saito | Tokyo Sungoliath | 14 | 4 | 2 |
| Dimitri Delibes | Montpellier | 12 | 10 | 6 |
| Luciano Richardis | Agen (prêt) | 3 | 1 | 2 |
| Lucas Vignères | Colomiers (prêt) | 2 | 1 | 1 |
| Thomas Alary | Grenoble | 1 | 1 | 0 |
Treize prolongations pour verrouiller l’ossature
C’est le vrai marqueur de l’intersaison toulousaine : treize joueurs professionnels ont prolongé. Antoine Dupont, auteur de cinq essais en dix matchs de championnat pour sa saison de retour, en est la figure de proue, accompagné de Thibaud Flament, le deuxième ligne le plus utilisé du groupe avec seize matchs, de Joshua Brennan, Rodrigue Neti, Paul Mallez, Léo Banos, Matthis Lebel ou encore Juan Cruz Mallía. La prolongation de Romeo Martin-Bonnard, finaliste de la Coupe du monde U20 cet été, dit aussi la confiance placée dans la filière.
| Prolongé | Matchs Top 14 2025-26 | Titularisations | Essais |
|---|---|---|---|
| Matthis Lebel | 21 | 19 | 10 |
| Joshua Brennan | 19 | 18 | 3 |
| Léo Banos | 18 | 13 | 2 |
| Thibaud Flament | 16 | 9 | 2 |
| Rodrigue Neti | 14 | 11 | 0 |
| Paul Mallez | 10 | 7 | 0 |
| Antoine Dupont | 10 | 5 | 5 |
| Romeo Martin-Bonnard | 5 | 0 | 0 |
| Juan Cruz Mallía | 2 | 2 | 3 |
La vraie inconnue est devant
Le chantier qui attend la direction est ailleurs : Thomas Ramos, Cyril Baille, Dorian Aldegheri et François Cros, tous cadres à quinze matchs ou plus la saison passée pour les trois premiers, arrivent en fin de contrat en juin 2027, avec une Coupe du monde en Australie dans l’intervalle.
| Fin de contrat en juin 2027 | Matchs Top 14 2025-26 | Titularisations | Points |
|---|---|---|---|
| Dorian Aldegheri | 16 | 8 | 5 |
| Thomas Ramos | 15 | 12 | 151 |
| Cyril Baille | 15 | 5 | 5 |
| François Cros | 9 | 7 | 5 |
Chez les espoirs, la coupe est déjà plus franche : douze départs et dix-neuf fins de contrat. La saison qui s’ouvre dira si la continuité suffit pour écrire ce que ni les Toulousains de 1994-1997 ni les grandes équipes de Béziers n’ont réussi : un cinquième Brennus consécutif.


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