Un pilier qui déménage, rien de bien spécial me direz-vous. Sauf quand il s’agit d’un pilier de bar de la Baule (c’est son métier, bartender au Charlie’s Corner) déjà parti faire une expérience à Dublin l’hiver dernier et qui a remis ça fin décembre, direction le Sud de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande : Wanaka, non loin de Queenstown. Il a chaussé les crampons il y a quelques jours, sacrée découverte.
« Le niveau est hyper homogène »

Sur le terrain, le constat est clair : le rugby local ne fait pas dans la dentelle. “Le niveau technique et physique est hyper homogène, peut-être du niveau d’une grosse Fédérale 3 ou 2. Beaucoup de jeunes joueurs, la barrière de langue ne facilite pas la tâche mais je n’ai pas l’impression d’être à la rue, il n’y a plus qu’à bosser maintenant.”
Plaquages hauts et fluidité : le choc des cultures
Et le travail a semblé porter ses fruits rapidement. “De mon côté, le premier match s’est très bien passé. Un match amical donc avec groupe élargi et beaucoup de changements mais j’ai tout de même fait partie du 15 de départ, j’ai pu jouer les 20 premières et 20 dernières minutes.” Une première expérience riche en enseignements sur les spécificités du rugby kiwi : “Une façon de jouer parfois déstabilisante, notamment les lignes de placage qui sont bien plus hautes que chez nous. Ici, on peut plaquer à la poitrine, voire à l’épaule. J’ai eu l’impression que l’arbitre essayait de fluidifier le jeu, je n’ai pas trouvé les coups de sifflet excessifs, ce qui a apporté beaucoup de mouvements et de rythme, victoire !”
La phase aller en ligne de mire
Pour un premier galop d’essai, le bilan est donc largement positif. “C’était plutôt agréable pour un premier match même si ça reste un amical. Le plus dur reste à venir, mais j’ai hâte de découvrir le cœur du championnat, j’ai reçu le calendrier, je devrais en principe pouvoir participer à toute la phase aller.”

Commentaires