Pris dans une polémique autour de messages jugés racistes relayés sur les réseaux sociaux, l’ancien président du Stade Français Max Guazzini a annoncé jeudi 12 mars son intention de déposer plainte pour diffamation, dénonçant des accusations « complètement fausses » visant sa personne en pleine campagne municipale à Paris.

Âgé de 78 ans et placé en 58e position sur la liste menée par Rachida Dati (Les Républicains), le dirigeant historique du club de rugby parisien se retrouve au cœur d’une controverse née de publications et de partages sur son compte X, largement commentés ces derniers jours.

Parmi les messages pointés du doigt figure notamment un partage d’une publication évoquant l’existence supposée de « zones sans chiens » en Angleterre pour des raisons religieuses, accompagné d’un commentaire de Guazzini dénonçant la « soumission » et la « lâcheté » du pays. Un autre message relayait une publication établissant un lien entre l’élection du premier maire musulman de New York et les attentats du 11 septembre 2001.

Face à la polémique, l’ancien patron du Stade Français affirme avoir désactivé son compte X mercredi soir après avoir reçu de nombreuses insultes. « Je recevais des insultes de gens qui ne me connaissent pas« , a-t-il expliqué à L’Equipe, assurant que les accusations de racisme portées contre lui sont infondées.

Guazzini affirme par ailleurs n’avoir aucun lien avec le parti Reconquête d’Éric Zemmour et justifie ses réactions par son attachement à la laïcité et à la cause animale, disant avoir simplement réagi à une information qu’il jugeait problématique concernant les chiens.

« Pas du tout raciste »

L’ancien dirigeant de médias, également secrétaire général de la Fondation Brigitte Bardot depuis 2020, rappelle avoir dans le passé soutenu des initiatives antiracistes et assuré que ceux qui le connaissent « savent qu’il n’est pas du tout raciste« .

Cette affaire surgit à quelques jours du scrutin des municipales parisiennes, prévu en deux tours les 15 et 22 mars, et intervient dans un climat de campagne particulièrement tendu dans la capitale.

Si les accusations continuent d’alimenter le débat politique, Max Guazzini entend désormais porter l’affaire sur le terrain judiciaire, espérant faire reconnaître le caractère diffamatoire des critiques visant ses prises de position en ligne.