Ecosse – Angleterre

Dans un Murrayfield évidemment comble et sous haute intensité, l’Écosse a livré l’une de ses prestations les plus abouties de ces dernières saisons. Battus lors de la première journée en Italie, les hommes de Gregor Townsend ont répondu avec autorité, en s’appuyant sur une organisation offensive structurée et une efficacité remarquable dans les zones de marque.

Dès l’entame d’ailleurs, les Écossais ont imposé leur rythme grâce à une animation offensive fluide, parfaitement dirigée par Finn Russell. L’ouvreur écossais a alterné jeu au pied d’occupation et prises d’initiatives offensives, mettant constamment la défense anglaise sous pression. Deux essais inscrits dans le premier quart d’heure ont permis aux locaux de prendre rapidement l’avantage.

L’Angleterre a tenté de réagir par séquences, notamment grâce à son jeu d’occupation et à sa conquête, mais son manque de continuité offensive et plusieurs imprécisions techniques ont freiné ses ambitions. Malgré une réaction en seconde période, les Anglais n’ont jamais réellement réussi à inverser la dynamique. Voire même à trouver son rythme.

Défensivement solides et disciplinés dans les moments clés, les Écossais ont su conserver leur avance jusqu’au terme de la rencontre. Cette victoire 31-20 confirme leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations du Tournoi et relance pleinement leur campagne. C’est en revanche fini pour le rêve de Grand Chelem des Anglais…

Notre avis : Les Français sont désormais seuls en course pour le Grand Chelem.

L’Irlande gagne, mais ne rassure pas

À l’Aviva Stadium, l’Irlande s’est imposée 20-13 face à une équipe italienne disciplinée et structurée, qui a longtemps dominé les débats. Sans livrer une performance spectaculaire, loin de là, les Irlandais ont su contrôler les moments clés pour sécuriser leur première victoire dans cette édition. Mais que ce fut poussif…

Le match s’est construit sur une forte bataille territoriale, les deux équipes privilégiant l’occupation au pied et la pression défensive. L’Irlande a fait le dos rond puis a progressivement pris l’ascendant grâce à la qualité de ses phases statiques et à sa capacité à enchaîner les temps de jeu dans le camp adverse.

Les Italiens, bien organisés défensivement, ont opposé une résistance constante, limitant les opportunités franches et restant au contact au tableau d’affichage jusqu’à l’entrée dans le dernier quart d’heure. Leur discipline et leur engagement dans les zones de collision ont permis de contenir une grande partie des initiatives irlandaises.

La différence s’est faite sur la maîtrise irlandaise dans la gestion des temps faibles. Plus précis dans l’occupation et plus efficaces dans la conversion de leurs occasions, les joueurs du XV du Trèfle ont su préserver leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Notre avis : L’Italie est passé à côté d’un exploit qui lui tendait les bras.