Le transfert le plus commenté de l'été français s'est concrétisé vendredi soir à Issoire. Gaël Fickou, 32 ans, a disputé sa première rencontre avec le RC Toulon, et le staff varois n'a pas attendu pour lui confier des responsabilités : il était capitaine d'entrée. Une semaine plus tard, le championnat commence à Bayonne.
Le brassard dès la première sortie
Aligné au centre aux côtés de Mathieu Smaïli, Fickou s’est signalé par une percée depuis ses vingt-deux mètres lors du match nul contre Clermont (28-28). Le staff lui avait confié le capitanat pour cette unique répétition estivale.
Pierre Mignoni n’a pas fait durer le commentaire.
« Gaël a fait du Gaël. Il a été exemplaire, il était capitaine, ce n’est pas pour rien, donc bravo à lui. »
Le directeur du rugby varois a par ailleurs réclamé des progrès rapides sur les détails, en attaque comme en défense, après une rencontre où Toulon a laissé passer plusieurs occasions.
Quatorze ans et trois clubs entre deux passages
Formé dans le Var, Fickou avait quitté Toulon en 2012, à 18 ans, pour le Stade Toulousain. Sa carrière s’est ensuite entièrement construite ailleurs.
| Club | Matchs | Titularisations | Période |
|---|---|---|---|
| Stade Toulousain | 136 | 110 | août 2012 à mai 2018 |
| Stade Français | 32 | 30 | septembre 2018 à janvier 2021 |
| Racing 92 | 108 | 96 | avril 2021 à juin 2026 |
Deux cent soixante-seize matchs de club au total. Le passage parisien, souvent résumé à deux saisons et demie, tient en réalité en une seule pleine saison, à 18 matchs en 2018-2019 : la suivante s’est limitée à six rencontres, et il a quitté le Stade français en cours d’exercice 2020-2021 pour rejoindre le Racing dès le mois d’avril.
Sa première sélection avec le XV de France remonte au 16 mars 2013, la dernière au 22 novembre 2025.
« J’avais besoin de me challenger »
Il restait deux ans de contrat à Fickou au Racing 92. Il a expliqué son choix à l’AFP, ce lundi.
« J’avais besoin de me challenger, et où est-ce que je pouvais le faire mieux qu’ici ? Ça a toujours été un rêve pour moi de porter ce maillot, donc revenir était la meilleure solution pour me redonner un petit coup de flamme. »
Le centre assume aussi la pression qui accompagne le club varois, toujours auprès de l’AFP. « Toulon c’est un peu comme l’Olympique de Marseille : il y a une ferveur exceptionnelle, avec des avantages et des inconvénients, mais une fois que tu le sais, ça doit juste te pousser à être le meilleur […] Je n’ai pas peur. La critique, ça fait partie du jeu, c’est un bon moyen de se motiver. »
Le premier match officiel arrive samedi à 19h05, à Jean-Dauger, contre Bayonne.





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