Gaël Dréan vivait depuis sa naissance avec une malformation cardiaque. Elle l’a rattrapé la saison dernière, et l’a conduit sur la table d’opération fin mai.

Trois mois plus tard, l’ailier toulonnais sort du silence dans un entretien accordé à Midi Olympique, repris depuis par Rugbyrama et Le Figaro. Il y est rassurant, et précis.

« L’opération était impérative »

« Depuis la naissance, j’avais une malformation. J’ai eu connaissance du souci à 18 ans, juste avant d’entrer en STAPS », raconte-t-il. « Depuis ma venue à Toulon, je suis suivi tous les six mois. Elle a dégénéré au cours de la saison dernière. L’opération était impérative. Je me devais d’arrêter la saison. »

Il en donne la nature exacte : « Ça partait d’une valve. J’ai souffert d’une bicuspidie aortique, avec une insuffisance. Ça a développé l’épaississement du ventricule et de l’aorte. Il fallait opérer. »

Et il balaie l’hypothèse d’un arrêt : « Malgré cette opération au cœur, je n’ai jamais eu peur. » Il n’a « jamais pensé à un arrêt de carrière ».

Concrètement, il a repris la course depuis plusieurs semaines, augmente progressivement volume et intensité, et il est de retour au Campus RCT pour participer à la vie du groupe. Son objectif : rejouer avant la fin de l’année 2026.

Un finisseur, pas seulement un ailier rapide

À 25 ans, Dréan a un profil qui explique pourquoi Toulon l’attend. Nos relevés lui comptent 95 matchs professionnels et 57 essais depuis ses débuts, un ratio rare pour un joueur de cet âge.

Il compte une sélection avec le XV de France, obtenue en février contre l’Italie dans le Tournoi, et il est lié au RCT jusqu’en 2029. Le RCT, neuvième du dernier Top 14 et demi-finaliste de Champions Cup, avait perdu l’un de ses cadres au pire moment de la saison.