Une famille Barret, complètement Barret, avec Xavier et Emeline, les parents, Candice et Valentin les enfants : internationaux, diplômés, doués, ambitieux, forts face à toutes les adversités.

Deux enfants taillés pour le haut niveau

Les enfants ont certaines qualités (les pommes tombent rarement loin des pommiers), ils évoluent à haut niveau : Valentin, pilier droit en Espoirs à Colomiers (Pro D2), Candice, deuxième ligne (n° 4 ou 5) qui dépanne au poste de pilier droit, en Élite au Stade Toulousain. Xavier, le papa, détaille : « Elle a été vice-championne de France en 2024, championne de France en 2025, et cette année championne de France et aussi le Grand Chelem, le doublé, avec les moins de 20 ans. »

Légitime fierté. Ajoutez le Bac S en poche, mention bien : chapeau mademoiselle.

Valentin, ce n’est pas mal non plus : équipe de France universitaire l’année où il a été champion de France Espoirs avec le Biarritz Olympique, après des débuts convaincants à Castres, puis un engagement avec Colomiers. Malheureusement il y a eu une blessure, une cheville, huit mois…

De la majorette à l’ovale : la trajectoire fulgurante de Candice

Ensuite il y a eu Candice : « Elle a commencé le rugby grâce à son frère, elle était dans le même collège, où il y avait une option rugby. »

Tout va très vite : UNSS, section rugby, pôle Espoirs à Toulouse, aspirée par le haut niveau avec des aptitudes rares malgré des débuts tardifs. Mais ne la résumez pas à son simple potentiel physique (rare) : il y a de sérieuses aptitudes grâce au passé de… majorette ! Candice s’en amuse avec sérieux : « Oui, oui, ça m’a beaucoup aidée parce que les majorettes font un gros travail avec les doigts, les mains, etc. Donc pour faire des passes, j’ai dû rattraper mon retard quand je suis arrivée au pôle et je me suis entraînée. Je pense que ça m’a aidée à avoir de meilleures mains. »

Bac S mention bien en poche, un Parcoursup vers la kinésithérapie a priori et un premier stage avec le cinq de devant du XV de France qui se profile : Candice croque l’ovale à pleines dents.

Valentin, le frérot pilier que la blessure a fait grandir

Et Valentin, fusionnel frérot ? Pas mal non plus, malgré une fin de convalescence contrariante mais un potentiel intact (21 ans bientôt, 1m88, 126 kg, pilier droit).

Un Valentin que les épreuves, avec le soutien familial, ont fait mûrir : « La blessure, je l’ai vue comme une possibilité de travailler et de rattraper le léger retard que je pouvais avoir au niveau musculation du haut du corps. »

Et la tête n’est pas en reste : BTS management et commerce, organisationnel, au Stade Toulousain dans le cadre d’un partenariat avec Colomiers.

Et le lien fusionnel avec sa sœur, si important : « À partir du moment où elle a commencé à être en club, on en rigolait tous les quatre ensemble en disant qu’elle ferait partie de l’équipe de France. Papa était prêt à appeler l’équipe de France tous les soirs ! Finalement, il ne s’est pas trompé. Quand elle a commencé le rugby, il nous a dit qu’un jour elle ferait partie de l’équipe de France. »

Emeline, la maman qui n’a « pas peur »

Dans la famille, il y a le grand-père, le père (Albi forever, pensées pour Éric Béchu…), le fils, la fille, et il y a la belle-fille – femme – mère : une seule personne, tellement importante. Au soutien, forcément : « Heureusement qu’ils n’ont pas joué au foot parce que j’aurais été mal, je n’aime pas le foot. J’aime bien le rugby, mais Xavier n’était pas trop chaud pour que Valentin joue ; c’est donc moi qui l’ai inscrit. Il avait six ans, il faisait du judo, il voulait faire du rugby. »

Et la maman, femme d’un ancien troisième ligne d’Albi, mère de deux graines de champions dans des rôles de combat, pas trop inquiète ? « Moi, je n’ai pas peur qu’ils prennent des coups. Franchement, pour Candice, je n’ai pas peur. J’ai eu peur pour Valentin à Castres parce que, lorsqu’il faisait une faute, on sentait la pression ; je regardais Xavier chaque fois qu’il faisait une mêlée pour savoir si c’était bon ou pas… Je n’ai pas de crainte, je leur fais confiance. »

Les Barret s’éclatent au soleil

Valentin continue d’apprendre son métier d’aspirant pro à un poste recherché quand on est JIFF ; sa sœur, elle, sera en stage avec les Bleues. Les Barret s’éclatent au soleil.