Pas de feu d’artifice, mais l’essentiel. À l’Orange Vélodrome, Montpellier a maîtrisé son sujet face au Stade Français (25-15) pour s’offrir une finale de Top 14, samedi soir. Portés par un buteur impeccable et une défense de fer, les Héraultais affronteront le Stade Toulousain le 27 juin au Stade de France.

Un Stade Français qui se saborde

Le début de match fut pourtant parisien. Après l’essai de Thomas Banks (10e) pour Montpellier, le Stade Français a frappé deux fois — Tawera Kerr-Barlow (13e) puis Peniasi Dakuwaqa (14e) — pour passer devant (10-15). Mais les Parisiens n’inscriront plus rien de la soirée, rattrapés par leurs propres travers : 13 pénalités concédées et un carton jaune (Paul Alo-Emile, 32e). Autant de munitions offertes à un adversaire qui n’attendait que ça.

Montpellier, discipliné et opportuniste

Car le MHR, lui, n’a quasiment rien donné : 4 pénalités concédées, trois fois moins que son adversaire. Domingo Miotti s’est chargé de transformer cette discipline en points, empilant 17 unités au pied avant sa sortie (58e), Léo Coly prenant le relais sans trembler (pénalité de la 71e). Un seul essai au compteur, mais un Stade Français sanctionné à chacune de ses fautes : c’est sur ce différentiel, et non sur un récital offensif, que s’est construite la qualification.

Solide après la pause, le MHR ferme la porte

Reste que Montpellier a parfaitement géré sa seconde période. Avec 59 % de possession et surtout 71 % d’occupation, le MHR a campé dans le camp parisien et n’a plus concédé le moindre point après la 14e minute. Une maîtrise territoriale doublée d’une vraie solidité (86 % de plaquages réussis) qui a condamné le Stade Français à l’impuissance, sans avoir eu besoin de briller balle en main.

Cap sur le Stade de France

Discipliné, patient, réaliste : sur ce visage-là, Montpellier s’invite en finale du Top 14, le 27 juin au Stade de France. Les Héraultais y défieront le Stade Toulousain, impérial face au Racing 92 (71-17) dans l’autre demi-finale. Un dernier obstacle, autrement plus relevé qu’un Stade Français qui s’est cette fois puni tout seul.