Dans L’art de la boxe, recueil de chroniques parues entre 1901 et 1910 dans plusieurs gazettes, aux Etats-Unis et en Australie, Jack London s’étonnait que les gladiateurs de l’âge d’acier, entourés de dizaines de milliers de spectateurs, puissent réduire l’un d’entre eux à l’état d’inconscience ou d’impuissance. C’était, à ses yeux de pratiquant amateur, la grande interrogation. Il était question de courage, certes, mais aussi de véritable modestie. Souvent, celui qui s’inclinait avait été le premier à se plaindre à l’arbitre. Le sport, à travers les siècles et les continents, individuel ou collectif, entre des cordes tendues au carré ou de longues lignes blanches tracées au sol, raconté par un écrivain en quête de projet éditorial ou un plumitif envoyé par son organe de presse, active les mêmes ressorts.
Humiliés à deux reprises, l’espoir alourdi par des valises de points d’entrée de championnat, les Racingmen sont revenus en course à la faveur d’un succès surprenant mais finalement plutôt logique compte tenu de la physionomie de ce combat qu’on appelle match, ou rencontre. Il est passionnant d’imaginer où les damnés des deux premières journées sont allés chercher leurs leviers pour soulever cette petite montagne qu’est le Stade Rochelais à Marcel-Deflandre et…
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