On gardera de cette finale le souvenir d’un contraste météorologique, d’une chaleur étouffante, suffocante et soudain l’orage d’apocalypse, des éclairs striant le ciel dionysien, prélude à la pluie battante qui obligea l’arbitre de ce Toulouse-Montpellier à renvoyer les deux équipes dans leurs vestiaires respectifs le temps que les conditions soient moins défavorables à la pratique d’une activité sportive. Ce contraste, nous l’avions aussi perçu avant cela sur le terrain quand Montpellier s’offrit la possibilité d’exprimer son jeu, étouffant lui aussi, striant ce match de percussions axiales face auxquelles les Toulousains n’eurent d’autres ressources que de faire front. Et c’est sans doute là qu’ils remportèrent le vingt-cinquième Brennus de l’histoire de leur club.
Que Toulouse conserve son titre grâce à la défense, « ça n’a rien de nouveau, note pour nous Pierre Villepreux. Mais en ce qui nous concerne, la défense est faite pour récupérer le ballon et vite le jouer. Là, c’étaient plutôt des ballons de sauve-qui-peut. » La faute à des Héraultais pugnaces dans le secteur du défi frontal. « Je m’attendais à ce genre de match, mais là, il a quand même été un peu spécial, relance l’ancien coach toulousain. Et quand tu vois le jeu de Montpellier, toujours à avancer…
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