Il n’est pas le premier et j’espère qu’il ne sera pas le dernier. Comme l’artiste ou l’explorateur, le sportif est un citoyen. Peut-être pas tout à fait comme les autres s’il jouit du statut de champion. Historiquement, à l’issue des Jeux Olympiques antiques, le vainqueur d’une épreuve était vénéré par les habitants et les édiles de son lieu de résidence. Il avait droit de cité. Au point d’être logé et nourri à vie, choyé par tous, fierté érigée en statue de son vivant. Les nations n’existaient pas et les cités – Sparte, Athènes, Corinthe, Phocée, Chalcis, Milet, Rhodes, Mégarde, etc. – étaient structurées en petits Etats indépendants. Avec chacune ses héros olympiens.
De Jacques Chaban-Delmas à Bordeaux jusqu’à Didier Codorniou à Gruissan, en passant par Jean Carrère à Argelès-sur-mer, nombreux – pas tant que ça en fait – sont les internationaux français élus maires au suffrage universel. N’oublions pas les arbitres : Bernard Marie à Biarritz et Georges Domercq à Bellocq. Liste non exhaustive puisque mon propos consiste à illustrer l’engagement citoyen de sportifs biberonnés au tissu associatif. Et d ‘ailleurs, il n’est que de rappeler la phrase de l’écrivain havrais Pierre Mac Orlan pour tirer un trait d’union entre…
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