Une semaine après avoir laissé filer les Black Ferns, le XV de France repart avec une équipe en partie remaniée, et pas seulement par choix.

Trois premières sélections

François Ratier a retenu trois joueuses qui n’ont jamais porté le maillot du XV de France : Maïlys Mailagi, Mouna Touré et Élodie Fernandez. Toutes trois débuteront sur le banc samedi à 17h45 au stade Maurice-David d’Aix-en-Provence.

Élodie Fernandez, demi d’ouverture de 23 ans originaire de la Haute Vallée de l’Aude, avait été convoquée cet été pour préparer la compétition. Elle découvrait alors Marcoussis.

Cinq changements, dont trois contraints

Le sélectionneur a modifié cinq postes dans son quinze de départ. Trois de ces changements ne relèvent pas d’un choix sportif : Kelly Arbey, Lili Dezou et Chloé Jacquet ont rejoint l’équipe de France à 7. Par ricochet, Anaïs Grando, Gabrielle Vernier et Émilie Boulard entrent dans la composition.

Devant, Elisa Riffonneau débute au talonnage et Cloé Correa en deuxième ligne.

Le quinze de départ : Boulard, Grando, Vernier, Téani Feleu, Murie Arbez, Bourdon Sansus, Champon, Escudero, Berthoumieu, Correa, Grosz, Khalfaoui, Riffonneau, Mwayembe.

Les finisseuses : Mailagi, Brosseau, Deshaye, Soqeta, Touré, Chambon, Queyroi, Fernandez.

Après une entrée manquée

Les Bleues ont ouvert leur Global Series par une défaite 28-14 contre la Nouvelle-Zélande à Lyon. Menées, elles étaient revenues à sept points avant de céder dans le dernier quart d’heure.

Assia Khalfaoui, qui débutera de nouveau au poste de pilier droit, résume ce qui a manqué : « La justesse technique nous manque encore. » Le sélectionneur, lui, demande de la patience à un groupe largement renouvelé.

Un congé sans solde pour porter le maillot

Julia Grosz, qui enchaîne une deuxième titularisation en deuxième ligne, a raconté ce que sa première sélection lui a coûté : « J’ai dû poser un congé sans solde pour être avec les Bleues. » Le rappel est utile au moment où le Montpellier Hérault Rugby annonce viser une semi-professionnalisation de sa filière féminine sur trois ans.

L’effectif vit encore à cheval entre deux mondes, et c’est ce qui rend les absences difficiles à absorber. Trois titulaires sont parties au rugby à 7. S’y ajoutent Manae Feleu, qui donne la priorité à ses études, Madoussou Fall Raclot, enceinte, et Kiara Zago : trois joueuses aux 96 sélections cumulées.

« Très solide et physique »

Le sélectionneur ne cache pas ce qui attend ses joueuses. « L’Australie, c’est très solide et physique », prévient François Ratier, qui demande surtout autre chose à son équipe après l’entrée manquée contre la Nouvelle-Zélande : « Il faut qu’on fasse preuve de beaucoup plus de précision sous pression. »

C’est exactement ce qui a manqué à Lyon. Revenues à sept points, les Bleues ont cédé dans le dernier quart d’heure, au moment où la justesse compte le plus.

La suite du Global Series

Les Bleues retrouveront le Canada le 26 septembre, pour leur troisième match de la compétition, avant de partir en Nouvelle-Zélande en octobre.

Ce calendrier tient lieu de préparation grandeur nature : chacune de ces adversaires figure parmi les nations qu’il faudra battre pour aller au bout, et l’équipe assemblée cet automne est celle qui jouera l’an prochain.