Après quarante années de loyaux services – selon l’expression consacrée – et en espérant que les lecteurs de L’Equipe les ont trouvés à leur goût, voilà venue l’heure de tourner une page. Sans pincement ni nostalgie. Rejeton d’une poétesse et d’un trois-quarts centre qui lièrent leurs cœurs à Ribérac, en Dordogne, avant de s’unir à La Rochelle, rien ne m’est apparu plus normal, lorsqu’il me fallut élire une profession, que d’écrire sur le rugby. Et quel meilleur support que L’Equipe, même s’il me faut avouer que c’est au Midi-Olympique que j’ai envoyé ma première candidature spontanée.
Avant cela, – nous sommes en 1984 – , le magazine de la FFR et Drop International, mensuel créé par Robert Paparemborde et Pierre Salviac, m’avaient permis d’aiguiser mon appétit pour le reportage. Car une vie n’est faite que de rencontres. Si Jacques Rivière, coéquipier des années universitaires à Poitiers, n’avait pas accepté de corédiger « Rugby au Centre » un an plus tôt, jamais je n’aurais eu assez d’arguments pour postuler avec succès rue du Faubourg-Montmartre, fort de la préface d’un ténor d’Ovalie, Christian Montaignac, qui fut longtemps ma référence et mon mentor en matière plumitive.
La liste bien fournie des collègues et confrères dont…
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