Les paroles s’effacent, les écrits restent. Pourtant, nous traçons tous nos lettres sur du sable et personne ne sait ce que la postérité retiendra. Qu’une vague d’attaquants pousse loin son essor sur l’herbe de Murrayfield et fane la Rose. Empêtré dans sa marche arrière, le pack anglais délivre un ballon sans souffle à son ouvreur de fermeture et voilà Ford, trop centré, puni de sa mollesse sur soixante-dix mètres. Admirons plutôt un de ces Jones qui caracole. L’Ecosse en joie aurait peut-être aimé qu’il file jusqu’à Selkirk, où John Jeffrey regardait cette Calcutta Cup avec laquelle, un soir d’ivresse dans Rose Street, il décida de jouer du pied. Après tout, le rugby est un football.
1871, Raeburn Place, dans la basse ville d’Edimbourg, là où les Ecossais, intransigeants comme à leur habitude, décidèrent que le test-match inaugural de l’ère ovale se disputerait chez eux et avec leur règles. En effet, les Anglais nouvellement constitués en fédération s’étaient arrogés le droit de jouer à Londres mais avec un réglement jugé trop tendre, qui les disqualifia aux yeux des puristes de Loretto. Retoqués, ils durent rejoindre l’Ecosse et s’inclinèrent. Ainsi va Calcutta.
De même, le système calibré des Irlandais robotisés dans le…
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