Posons avec soulagement un point final, sans risque de se tromper car s’en est terminé d’une saison ovale bien de chez nous, aussi longue que les tables à rallonge qu’on installe sous les arbres, l’été, pour accueillir les amis et la famille à l’heure du pastis et au son des grillons, sauterelles, criquets et cigales, selon. Mais à la notable différence des hémiptères du sud et du midi, le rugby tricolore constitué un peu n’importe comment sous un maillot bleu pour satisfaire à des obligations contractuelles n’a pas fait grand bruit. Il est même passé sous les radars estivaux, compte tenu de sa diffusion cryptée. C’est peut-être mieux ainsi.

Il n’y a pas grand chose à retenir de ce voyage au pays du long nuage blanc des maillots noirs, périple impossible d’affubler du nom de « tournée » puisqu’il ne s’agit que d’une série de trois test-matches sans rencontres intercalaires face à des provinces ou des sélections, comme c’est le cas pour les Lions britanniques et irlandais qui se coltinent au même moment l’intégrale des représentations rugbystiques australiennes, sans oublier une invention de dernière minute composée d’aborigènes et de guerriers du Pacifique pour palier, mardi, le forfait des Melbourne Rebels en cessation…

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