Il faut bien que le socle sur lequel repose le rugby soit ancré en profondeur pour supporter les vagues qui déferlent sur lui depuis plus d’un an et la malheureuse tournée d’un XV de France bis en Argentine. Il est malheureusement davantage question de prétoires que de vestiaires, et lorsque je vous conseillais de lire Inoubliable, qui conte les déboires de l’ancien talonneur anglais Steve Thompson, je n’imaginais pas que le barbu de Valence allait commotionner l’opinion publique. Il n’y a jamais de hasard, plutôt des coïncidences troublantes.

Le rugby professionnel, dont on va bientôt fêter les trente ans, n’est visiblement pas encore majeur. Lors que ce jeu de balle ovale a quitté sa gangue, à l’évidence rien n’était préparé pour qu’il se développe harmonieusement, c’est-à-dire dans le respect de ce qu’il est, activité sportive de combat collectif en équilibre sur le défi physique et l’évitement, à la fois viril et subtil, bien fait pour élever le pratiquant et faire de lui un citoyen éclairé à même d’irriguer dans la société les vertus déployées dans le jeu.

Soixante-dix millions d’euros ! Tel est le déficit cumulé des clubs français d’élite à la fin de la saison dernière. Et tout repart…

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