Il y a encore quelques mois, Basque XIII n’existait pas. Quelques entraînements organisés « sur un terrain en herbe à côté de la plage des Cavaliers à Anglet », une association fraîchement créée mais surtout des joueurs réunis autour d’un projet commun.
Aujourd’hui, le club basque de rugby à XIII s’apprête à disputer une demi-finale face à Toulon, avec, en ligne de mire, une possible montée en Nationale 2. Ascension fulgurante. Problème, le déplacement dans le Var va coûter cher. Très cher même.
« On avait estimé le déplacement à environ 9000 euros, mais grâce à plusieurs soutiens, notamment celui de notre transporteur, la somme a été revue à environ 5000 euros », nous détaille Renaud Davant, le troisième ligne de l’équipe et secrétaire général du club.
Manque de subventions
Pour réussir à réunir les fonds, le club a lancé une cagnotte en ligne, largement relayée. Elle a pu récolter plus de 3000 euros grâce à ces dons. La cagnotte est toujours ouverte afin d’aider le club à rallier Toulon d’ici dimanche.
Engagé en Nationale 3, le premier niveau du rugby à XIII français, Basque XIII a pu compter, en début de saison, sur les partenaires privés et locaux, faute de subventions la première année. « On est allés voir beaucoup de petites entreprises. Dès qu’on allait quelque part, on demandait du soutien« , sourit Davant. « On partait de rien, sans aucun résultat à montrer, et pourtant plusieurs entreprises nous ont suivis« .
Au-delà de cette demi-finale, Basque XIII pense aussi à l’avenir. Une place en finale assurerait automatiquement une montée en Nationale 2. « Là, le budget pourrait doubler, voire tripler avec des déplacements plus importants », reconnaît le troisième-ligne de l’équipe. « Mais cette fois, on pourra aussi s’appuyer sur une saison réussie pour aller chercher des partenaires. »
« On a une demi-finale à jouer et on va la jouer pour la gagner. On ne va pas y aller en touristes« , conclut le joueur-secrétaire. Voilà qui est dit. Le lien de la cagnotte est à retrouver ici, faites vite, il ne reste plus que deux jours…

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