Face à l’Italie, battue 33-8 pour une troisième victoire d’affilée dans ce Tournoi des Six Nations, le deuxième ligne de 2,03 m et 145 kg a disputé l’intégralité des 80 minutes, performance rarissime à ce poste où l’on sort presque par réflexe autour de l’heure de jeu. Proposé comme un « défi » par le staff, Meafou a répondu oui, puis a surtout enchaîné les taches avec une énergie infinie, mêlée après mêlée, ruck après ruck.
À la 78e minute encore, le joueur du Stade Toulousain posait encore un carreau. Symbole d’un moteur qui ne cale pas et d’un volume de jeu qui dépasse le simple cliché du bulldozer. Ses statistiques parlent d’ailleurs pour lui. Pour sa 14e sélection, « Manny » a gagné 30 mètres ballon en main, se proposant souvent en point de fixation et consommant un bon nombre de défenseurs. Ses charges, rugueuses et piquantes, ont souvent fait rugir l’arène de Villeneuve-d’Ascq…
Répéter les efforts
Il a également empilé 10 plaquages – la plupart offensifs -, répondant parfaitement au défi physique attendu et proposé par les Italiens. Pour couronner le tout, Meafou a signé son premier essai en Bleu, tout en puissance et grâce à une connexion « made in Toulouse » avec Dupont.
?? Emmanuel Meafou est inarrêtable pour le 2e essai du XV de France ?
— Six Nations (FR) (@SixNations_FR) February 22, 2026
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« C’est mon meilleur match avec l’équipe de France« , souriait l’intéressé à l’issue de la rencontre, après une douche bien méritée. Comment le contredire ? Il est vrai que depuis son infection pulmonaire durant l’hiver 2025, le Toulousain peinait à retrouver son meilleur niveau. Son impact n’était plus aussi important, en club comme en sélection.

A l’heure ou le géant Tao (Romain Taofifenua) n’entre plus vraiment dans les plans, où Posolo Tuilagi ne confirme pas son potentiel, Manny Meafou revient en forme, au bon moment, à un peu plus d’un an et demi du Mondial 2027 chez lui, en Australie.
En deuxième barre, les Bleus semblent équipés. Mickaël Guillard a déjà prouvé ses qualités à ce poste. Mais pour Meafou, « le repos avant l’Ecosse et l’Angleterre » va faire du bien. 80 minutes d’une telle intensité, ça use. « Un peu fatigué aux épaules« , rigolait le colosse. Les promesses entrevues face à la Nazionale doivent se confirmer sur les deux derniers matches décisifs dans la course au Grand Chelem.
Car la difficulté est bien là. Répéter les efforts, confirmer les bonnes sorties, devenir régulier et enchaîner les grandes prestations. Sa confiance est revenue. Le staff l’attendait. Il a prouvé. Il doit continuer. Une chose est sûre, le deuxième-ligne sait d’où vient sa force : la foi. « Merci à Dieu, merci Seigneur pour ta grâce. Rien n’est possible sans lui », soulignait Meafou au micro de France TV.

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