Le rugby enseigne une règle simple : la valeur d’une personne ne dépend ni de son statut ni de son genre, mais de ce qu’elle apporte au collectif.
Je dédie donc ce message à toutes les femmes actrices du rugby :
aux joueuses, aux dirigeantes, aux bénévoles, aux élues, qui font vivre ce sport chaque jour par leur engagement.
Et aussi à tous les hommes qui ne les regardent pas comme des femmes à distinguer, mais simplement comme des partenaires, des coéquipières, des membres à part entière de leur équipe.
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Non.
Il n’existe pas de journée de la femme !
Il existe la ??????́? ?????????????? ??? ?????? ??? ??????.
Et la différence est immense.
Je ne suis pas une militante d’un féminisme exacerbé qui ferait des hommes des adversaires.
Depuis toujours, je défends une conviction simple : l’égalité entre les femmes et les hommes.
Mais cette égalité ne se construit ni dans la caricature, ni dans l’ignorance.
Car il y a quelques jours encore, j’ai été confrontée à une situation révélatrice :
celle d’un responsable qui pensait sincèrement parler de la “journée nationale de la femme”.
Comme si les femmes avaient besoin d’être consacrées, célébrées ou honorées une fois par an.
Cette confusion n’est pas anodine.
Le 8 mars n’a jamais été créé pour célébrer “la femme”.
Il a été instauré pour rappeler les combats pour les droits des femmes :
le droit de vote, l’égalité salariale, l’accès à l’éducation, la liberté et la dignité.
Parler de “journée de la femme”, c’est transformer une journée de lutte pour les droits en une journée de célébration paternaliste.
Et dans un monde où la misogynie et les discriminations existent encore, cette erreur de compréhension en dit long.
Les femmes n’ont pas besoin d’être honorées une fois par an.
Elles ont besoin que leurs droits soient respectés tous les jours.
Et c’est peut-être là que se trouve l’erreur la plus révélatrice.
À chaque fois que l’on cherche à “valoriser les femmes”, à les célébrer, à leur consacrer une journée comme si elles avaient besoin d’une reconnaissance particulière, on passe à côté de l’essentiel.
Car la question n’est pas de valoriser les femmes.
La question est de reconnaître l’égalité.
Et tant que certains continueront à croire qu’il faut mettre les femmes à part pour mieux les honorer, ils démontreront surtout qu’ils n’ont toujours pas compris ce qui se joue réellement dans le monde du travail, dans le monde associatif et dans la société en général.
L’enjeu n’est pas de distinguer les femmes.
L’enjeu est de cesser de les distinguer.
Je veux aussi conclure par une pensée pour toutes les femmes qui, chaque jour, dans les institutions, dans les entreprises, dans le monde associatif ou sportif, continuent de se battre pour que la parité ne soit pas une simple mécanique de quotas, mais la reconnaissance d’une réalité simple : la compétence.
Souhaitons-nous surtout de rencontrer sur notre route des hommes suffisamment intelligents pour ne pas voir, dans la compétence d’une femme, une menace à leur propre assurance, mais au contraire une complémentarité qui permet à chacun de progresser et de grandir ensemble.
Car au fond, la vérité reste la même :
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Tribune réalisée par Elisabelle Bourgue Dirigeante Cadets Alamercery Aviron bayonnais Association & Élue au comité directeur de la Ligue de Rugby Nouvelle Aquitaine.

1 commentaire
Bravo ?
Cette ??????? porte une conviction forte : la place des femmes dans les institutions sportives et politiques passe par l’accès aux responsabilités.
La parité, ce n’est pas de valoriser les femmes en tant que telles.
La parité, c’est faire une place aux actrices du rugby : joueuses, coachs, techniciennes, bénévoles, dirigeantes, présidentes de club, salariées de nos institutions.
Une place en responsabilité pour construire dès aujourd’hui, et ensemble, le rugby de demain.