Il y a des matchs qui se jouent sur une période, celui-ci s'est joué sur dix minutes. Entre la 19e et la 29e, Colomiers a encaissé trois essais et rendu le match à Biarritz.

Trois essais pendant la sanction

Paolo Parpagiola est sorti à la 19e minute. Colomiers menait alors 7-3 au tableau d’affichage en sa défaveur, à quatre points seulement. Au retour de son troisième ligne, le score était de 26-6.

Dans cet intervalle, Biarritz a inscrit trois essais, par Iban Hiriart-Urruty à la 20e, Duncan Paia’aua à la 27e et Andréa Sacco à la 29e. Soit 19 points en dix minutes, contre trois pour les Columérins, une pénalité de Théo Giral.

C’est l’écart final du match, ou presque : Biarritz l’a emporté de dix-huit points.

Dolhagaray, treize points

Thomas Dolhagaray a signé l’essai de la 50e, le quatrième biarrot, et passé quatre transformations. Treize points sur la soirée.

L’ouvreur n’a pourtant disputé que deux des trois journées, absent du déplacement à Oyonnax. Il compte malgré tout 27 points depuis le début de la saison, ce qui le place dans les tout premiers réalisateurs du championnat.

Mosese Dawai a ajouté le cinquième essai à la 77e, celui du bonus offensif.

Colomiers n’a marqué qu’en fin de période

Les vingt points columérins tiennent en deux séquences de fin de période : l’essai de Thomas Larrieu à la 34e et celui de Theo Pedemons à la 79e, tous deux transformés par Thibault Debaes, entré dès la 26e pour remplacer Giral.

Le reste du temps, rien. Colomiers a par ailleurs pris un second carton jaune, Pierre-Emmanuel Pacheco à la 64e.

Trois défaites en trois journées

Colomiers reste le seul club du championnat à n’avoir pas gagné : battu à Soyaux-Angoulême (26-38), à domicile par Provence Rugby (13-18), puis à Aguiléra. Un point au classement, celui du bonus défensif arraché contre Provence.

Le bilan aux essais dit la même chose : sept marqués, douze encaissés.

Biarritz, à l’inverse, prend seul la tête avec dix points. Quatorze essais en trois matchs, à égalité avec Aurillac, et deux bonus offensifs sur trois rencontres. Le seul accroc reste la défaite d’Oyonnax (25-47), la journée où Dolhagaray manquait.