L’Uson menait 12-7 à la pause. Elle a encaissé 26 points sans en marquer un seul en seconde période.
La conférence de presse de Xavier Péméja a tenu en une phrase. « On est à neuf défaites, on est nuls », a lâché vendredi soir le manager de Nevers avant de quitter la salle, rapportent Le Journal du Centre et Rugbyrama. C’est son président, Régis Dumange, qui a répondu aux questions.
« C’est creux »
« Je comprends la réaction de Xavier », a commencé le dirigeant, qui admet une erreur de construction : une équipe trop jeune, sans assez d’expérience. « Là, il n’y a rien, c’est creux », a-t-il ajouté. Il a également relevé que l’adversaire repartait à chaque fois avec le bonus offensif. Il a écarté tout changement de staff pour l’instant et a estimé auprès de Rugbyrama que la lutte pour le maintien se jouerait à deux, contre Béziers.
Quatre défaites serrées, puis cinq lourdes
Les chiffres racontent le basculement. Les quatre premières défaites se sont jouées à 4, 2, 1 et 2 points, et ont rapporté les quatre points de Nevers au classement. Les cinq suivantes lui ont coûté 113 points d’écart, jamais moins de 15 par match.
| Journée | Match | Score |
|---|---|---|
| J5 | Oyonnax – Nevers | 56-35 |
| J6 | Nice – Nevers | 32-17 |
| J7 | Nevers – Agen | 7-38 |
| J8 | Aurillac – Nevers | 41-16 |
| J9 | Nevers – Brive | 12-33 |
Nevers est 16e et dernier avec 4 points, à six longueurs de Béziers. Aucun club n’avait perdu ses neuf premiers matchs de Pro D2 depuis Lannemezan en 2009-10, battu douze fois d’entrée.
Chiffres à retenir
0 sur 9 le bilan de Nevers après neuf journées de Pro D2
113 points d'écart cumulés sur les cinq dernières défaites
6 points de retard sur Béziers, 15e





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